Jean Malausséna : "Tous les grands joueurs se souviennent du Cap d'Ail" | Fédération Française de Tennis

09/04/2019

Jean Malausséna : "Tous les grands joueurs se souviennent du Cap d'Ail"

Jeunes

Président du TC Cap d’Ail (Ligue Provence-Alpes-Côte d'Azur) depuis 25 ans, Jean Malausséna est également le directeur du tournoi ITF juniors (Grade 2) dont la 22e édition se déroule actuellement (du 6 au 13 avril) sur les magnifiques courts en terre battue extérieure qui bordent la plage Marquet, à deux pas de la principauté monégasque. Rencontre.

 

Quand avez-vous créé ce tournoi ITF du Cap d’Ail et pourquoi avoir choisi d’organiser un tournoi juniors ?

Ce tournoi a été lancé en 1998. A l’époque, c’était une volonté conjuguée de la municipalité et du club et nous avons bénéficié de l’opportunité proposée par le président de la ligue qui voulait lancer un petit circuit de préparation à Roland-Garros en créant une étape avant le tournoi de Beaulieu qui existait déjà à l’époque. Accueillir un tournoi juniors de cette importance permet de faire une vraie revue d’effectifs des meilleurs joueurs de cette catégorie qui est une véritable antichambre du circuit professionnel. Beaucoup disputeront plus tard les plus gros tournois et nous, ça nous permet d’avoir de très bons joueurs en devenir sans faire de folies au niveau du prize-money.

 

Combien y-a-t-il de participants chaque année ?

Nous avons énormément de demandes d’inscriptions (plus de 500) venant de tous les coins de la planète et nous avons 120 joueurs en tout (qualifications comprises). Nous bénéficions d’une place idéale dans le calendrier car nous lançons la tournée de la Côte d’Azur (Cap d’Ail, Istres, Beaulieu) en tout début de saison sur terre battue extérieure et nous avons un site exceptionnel en bord de mer, dans un décor splendide…

 

 

Les souvenirs ne doivent pas manquer après 22 éditions…

Oui c’est sûr ! Mais ce qui me touche particulièrement c’est de voir que tous les grands joueurs qui sont passés par le club se souviennent du tournoi. Pourtant, ils ont fait le tour du monde sur le circuit…

Andy Murray, par exemple, est revenu nous voir il y a deux ans. Il préparait le Masters 1000 de Monte-Carlo juste à côté et était venu supporter une jeune Britannique en demi-finale. Il avait passé la journée au club. Il était décontracté et on avait bien discuté. D’ailleurs c’est un garçon vraiment charmant qui a beaucoup d’humour. C’était incroyable car il se souvenait très bien de sa participation alors qu’il avait perdu très tôt... Il se rappelait qu’il avait été mauvais en simple mais meilleur en double avec son frère Jamie. Lucas Pouille, Jo-Wilfried Tsonga, entre autres, ont eux aussi déjà partagé avec moi leurs souvenirs de cette époque…

 

Quel joueur vous avait particulièrement marqué lors de son passage ?

Richard Gasquet ! Il n’avait que 14 ans et demi lors de sa victoire chez nous. Il avait survolé le tournoi et la tournée en général. Et ce qui est encore plus dingue, c’est qu’à peine un an après il gagnait trois matches à Monte-Carlo… A seulement 15 ans et demi. On ne pouvait pas se douter que ça serait aussi rapide mais on n’avait pas été très surpris car il nous avait vraiment fait forte impression lors de son passage au Cap d’Ail. Cette année, j’ai beaucoup apprécié le jeu de l’Italien Luca Nardi. Il n’a que 15 ans mais est très prometteur.

 

 

Propos recueillis par Amandine Reymond